Plausible, douteux, vrai ou faux… Qu’est-ce qui fait que nous croyons ce que nous croyons ?

Dans cette activité idéale pour des groupes à partir de huit personnes, on propose aux participants une série d’histoires sur lesquelles ils devront se prononcer individuellement. Pour ce faire, ils doivent simplement cocher la case qui leur semble correspondre entre, d’une part, le plausible et le douteux, le vrai ou le faux d’autre part.

Immédiatement deux remarques nous viennent à l’esprit. Tout d’abord, le plausible ne s’oppose pas nécessairement au douteux. Ensuite, à bien y regarder, ils ne sont pas, pour la plupart, en mesure de se prononcer sur le caractère vrai ou faux de l’histoire puisqu’ils ne peuvent pas en vérifier les éléments. On considérera alors ici le plausible comme : « histoire qui semble a priori possible avec des éléments qui portent à la croire » et le douteux comme son inverse : « histoire qui, malgré sa possibilité, présentent des éléments qui suscitent la suspicion voire la méfiance ». Pour le vrai et le faux, il sera intéressant de relever la justesse de la remarque à la personne qui la soulignera et, au cas où, nous ferons nous-même cette remarque pour alerter les personnes sur leur manque de vigilance quant à ces concepts importants (on fera alors « comme si »).

Après avoir lu les histoires, il s’agira de mettre en commun de manière visible afin de révéler, s’il y en a, les histoires qui semblent entrainer une adhésion. De là, nous pourrons nous interroger collectivement sur le pourquoi de ces succès. Une synthèse de ces éléments pourra conclure cette activité qui permettra alors de rentrer dans le vif du sujet de la croyance, de la vérité dans des dispositifs plus denses et lourds.

Les « raisons » de la croyance sont généralement liées à : l’expérience personnelle, l’état de nos connaissances scientifiques (science de la nature / sciences humaines), nos systèmes de croyance globaux et autres représentations du monde (idéologie, religion, …), l’imaginaire collectif (les méchants soviets du cinéma hollywoodien), la précision et le nombre de détail donnés par celui qui raconte, la confiance que l’on a en celui ou celle qui raconte, ….

PS : pour information aucune histoire n’est vraie à l’exception de la dernière qui l’est partiellement car elle comporte des éléments vérifiés, mais qui sont pour la plupart exagérés et légendaires.